Livre: Extraits
I – Le ciel me tombe sur la tête
« Je suis plutôt grincheux lorsqu’en plein sommeil un bruit me surprend.
Mais ce matin-là, avant que l’aube n’apparaisse, un Ange tout blond avec de grandes ailes ouvertes dans le dos, se présente à moi et me glisse au creux de l’oreille :
« Mayélo, réveille-toi ! Je suis l’Ange de la Paix et je viens t’annoncer que le temps est venu pour toi, de te rendre à Jérusalem. Entends-moi, Mayélo ! Je suis là pour te donner ce message. »
Lorsque je m’éveille de ce rêve, je flotte dans un ciel éclairé par un soleil radieux qui tournoie sur lui-même comme pour me saluer.
Mes yeux émerveillés, s’écarquillent devant tant de beauté.
Que se passe-t-il donc ? Quelle est cette source qui inonde tout mon espace et me rend si heureux ? »…
II – La vie me prend par la main
« Le déclic se fait lorsque je rencontre mon ami Rabelais dans son pays du beaujolais. Il me parle de sa décision de faire le chemin de compostelle, connu de beaucoup, tant il attire de pèlerins et de fidèles.
J’écarquille des yeux ahuris tant je suis surpris.
Christian, c’est son prénom, s’étonne de ma réaction :
« eh bien ! Qu’est-ce qui t’arrive Mayélo ? Compostelle, tu connais ? Ils sont nombreux ceux qui sont partis avant moi. Qu’est ce qui t’étonne dans ce choix ?
- C’est la coïncidence qui me surprend, Christian. Le hasard qui me fait te rencontrer maintenant; car j’ai un projet semblable au tien. Est-ce que je peux t’en parler ?
- Dis-moi, Mayélo, tu veux venir avec moi ?
- C’est presque ça, sauf que la direction et la distance sont différentes.
- Ah bon ! Tu veux aller à Rome ? Dit-il en souriant.
- Je veux aller à Jérusalem »…
III – La terre ferme quitte mes pas
« Je me retrouve ce matin à Grevena, dans la situation des jours précédents : route de montagne, étroite, avec des lacets sans fin et peu ou pas de moyens d’hébergement avant longtemps.
Quant à la nouvelle route, « l’Egnatia », les services de sécurité m’en interdisent l’accès ; le danger est trop grand à cause du nombre considérable de tunnels.
Partir dans l’inconnu et faire à nouveau soixante kilomètres ou plus dans ces conditions, sous un soleil de plomb, est ma hantise et à coup sûr une bêtise.
Après la leçon reçue par mon ange, je dois être vigilant et veiller à être proche de la mesure juste et du bon discernement.
C’est le réceptionniste de l’hôtel qui est l’instrument du destin et qui fait basculer complètement le devenir de ma randonnée »…
IV – Ma conclusion est un commencement
« Nous sommes le 19 novembre et je suis dans mon bureau, à Chayonnat .
Je fais un grand pas dans le temps et je suspends le récit de mon voyage à mon arrivée à Jérusalem, car l’événement me le dicte.
Il m’est impossible de parler de cette ville aux mille couleurs, sans aborder l’histoire des religions qui s’opposent en son sein.
Jérusalem, tu es belle et je t’aime de tout mon cœur.
Juifs, musulmans, Chrétiens et autres religions, je vous respecte tels que vous êtes.
Chacun est porteur de son histoire, de sa mémoire. Qui suis-je pour juger vos comportements ?
Je reste cinq jours à Jérusalem. Je vis des moments de joies extraordinaires et des angoisses terribles, sans causes apparentes. »…
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CD: présentation et extraits




